Mardi 16 décembre
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Pour fêter dignement la sortie de Strates, nous avons proposé à la librairie Expérience d'accuellir
Ambre pour une rencontre, exposition de pages et dédicace. L'occasion ainsi de rameuter les auteurs 6 Pieds régionaux de l'étape comme l'impétueux B-Gnet (auteur de Rayures
dans la collection Monotrème et tout jeune papa de l'excellentissime Wafwaf & Captain Miaou aux éditions Milan) et le pétillant Vincent Pianina (dont la collection lépidoptère
rougit encore de son Désaventure de Monsieur Patigon).
Arrivé le vendredi 5 au soir, nous démarrames par une visite du parc de la Tête d'Or, malheureusement en grande partie fermé pour cause de Fête des lumières, ce qui n'était pas prévu, notre but
était autre. Faisant avec les particularités locales, la soirée finit au bon soin de la gastronomie lyonnaise, dans un restaurant japonais.
Samedi matin, décrassage le long des quais dans un Lyon humide peuplé d'une lumière Vermeeréenne. La conversation tourne autour du projet entrepris par Ambre et David Vandermeulen : La
passion des anabaptistes, fresque historique retraçant l'histoire de la secte éponyme dans un temps ou le religieux peut se comprendre comme le raffinement ultime du pouvoir et de la
barbarie... mais celà a t-il vraiment changé ? La partie graphique du récit s'imprègne abondamment des gravures germaniques des périodes classique et romantique. Nous ne chasserons donc jamais
sur les terres de l'imagerie "bande dessinée", lui préférant absolument le monde dans lequel elle s'inscrit (qu'elle le veuille ou non), celui de l'art.
Samedi après-midi, en route pour la librairie Expérience, nous passons dans les entrailles de la Part-Dieu, à peine en retard. B-Gnet et Vincent Pianina nous rejoignent sur place.
Mazette, quelle librairie ! Une salle tout en voute en dessous du niveau du sol. Un rayon alternatif plein à craquer comme on en voit, hélas, plus beaucoup. De nombreux titres cependant sont
issus des divers labels des grosses maisons d'éditions de la place, un squelette de présentoir d'une défunte collections de 32 pages recyclé en dépôt de flyers trône pourtant à l'entreé en guise
d'avertissement et semble dire lugubrement "Vous qui n'êtes là que pour faire du fric ou polir votre image, voyez ce qu'il advient..." Jean-Louis et Nico, les libraires, nous attendent de
pied ferme entre 12 cafés et trois clients (il est encore tôt). B-Gnet décharge des cartons, Pianina, en bon zazou, n'est pas encore arrivé.
Sur les voutes, en fresques, tous les auteurs venus en dédicace ont laissé une trace de leur passage, entre Bouzard et Jeffrey Brown, nous repérons le dessin de B-Gnet, habitué du lieu.
L'exposition de quelques originaux d'Ambre couvre le mur de la salle du fond, l'accrochage, frais du matin, regroupe principalement les extraits paru dans Strates.
B-Gnet et Vincent Pianina déjà engoncés dans leurs chaises, Ambre qui s'installe. On les sent, tels des jeunes traders à l'affut d'un délit d'initié, à la fois en peu tendu et prèts à en
découdre. B-Gnet se chauffe les doigts pour éviter le claquage, quel professionel...
C'est parti, pour quelques heures non rémunérées face à un public attentif. L'éditeur est parti s'acheter du thé, les libraires courrent entre leurs travées pour satisfaire le public nombreux du
samedi après-midi, nous ne saurons rien de ce qu'il s'est réellement passé. Heureusement Julie veille et photographie tout.
Fin de dédicace, on a sorti les bouteilles pour l'apéro, les auteurs détaillent les voutes enluminées de dessins de leurs devanciers.
L'apéro se poursuit après la fermeture, libraires, auteurs et éditeurs pratiquent ensemble le rite de l'after, en compagnie de Markus Leicht, grand ami de Ambre et pilier de la blogosphère S.F.
depuis bien avant l'existence même ses blogs (ça s'appelait le html).
Tout celà devait bien finir dans un bouchon lyonnais, ce qui ne fut pas une mince affaire, la fête des lumières entamant son week-end, les places étaient convoitées. Nous mangeâmes donc beaucoup
de gras très agréablement cuisiné, ce qui acheva tout le monde de la longue journée.
Retour dans la nuit en longeant la Saône.
Vous voulez vraiment savoir ?
C'était bien.
Par 6pieds
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Publié dans : rendons-nous
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